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Le civil et le militaire

L'important est bien la maitrise de la technologie. Le transfert de technologie est d'ailleurs devenu une des conditions sine qua non des gros contrats avec les pays émergents. Un transfert qui nous oblige à aller sans cesse de l'avant, pour éviter que nos clients d'aujourd'hui soient nos concurrents de demain. La primauté de la technologie vaut dans tous les domaines, notamment le nucléaire. Comment imaginer que des grandes puissances régionales acceptent d'acheter des grosses machines en restant indéfiniment dépendants pour leur carburant ? C'est une question de dignité nationale, et de statut dans le concert des nations, au moins au sein d'une grande région du monde. Le problème est que la technologie présente plusieurs facettes. La profifération nucléaire militaire est une des conséquences inéluctable du nucléaire civil. Al Gore le disait bien à l'occasion de sa tournée de promotion de son film "une vérité qui dérange", et c'était à ses yeux la principale fragilité de cette source d'énergie. L'accord multilatéral avec l'Iran sur le nucléaire est profondément marqué par cette ambiguité. La nécessité où nous sommes d'amortir le prix de la technologie nucléaire en l'exportant porte en soi ce risque. Un risque occulté hier sur l'autel des affaires, et qu'il faut bien assumer aujourd'hui.

Edito du 8 avril 2015

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