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Nouveau paysage

Un nouveau paysage politique se met en place. La confrontation inédite, en Autriche, d'un écologiste et d'un candidat de l'extrême droite, est révélatrice. Les forces politiques traditionnelles apparaissent impuissantes face aux problèmes d'aujourd'hui, réchauffement climatique, migrations, inégalités croissantes, crises multiples à répétition, montée des revendications identitaires, etc. Les électeurs ont profité de l'élection présidentielle pour exprimer leur défiance, en accordant leurs suffrages à deux candidats "d'un troisième type": l'un représentant le retour en arrière, le repli sur les valeurs d'hier, et l'autre ouvert sur le monde et les nouveaux défis, avec toutes les incertitudes qu'un tel positionnement suppose. tel est le débat central aujourd'hui. Soit le repli sur la nostaligie du monde d'hier, bien sûr idéalisé et sacralisé, soit la prise en charge volontaire des nouveaux défis auxquels l'humanité doit faire face, dans chaque pays, à sa façon et avec sa culture propre. On ne résoud pas les problèmes avec l'état d'esprit qui les a créé, disait Albert Einstein. Le débat politique n'échappe pas à cette règle, malgré la résistance exercée par les partis traditionnels. Il reste aux nouveaux venus, désireux de porter les débats du XXIe siècle, de faire preuve de l'habileté et de l'ouverture d'esprit nécessaire pour mobiliser nos concitoyens et les éloigner des visions nostalgiques, de la peur de d'autre et de l'inconnu, et du réflexe de repli qui ne conduit qu'à Un beau défi !

Edito du 25 mai 2016

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